Qu’est ce qui fait un Juif, Juif?

Question:
le Judaisme est il une religion ? Le terme ‘ Juif non religieux’ est-il un oxymore?
Est-ce que l’on est Juif sans observer les lois de la torah dans notre vie quotidienne ?

Reponse :

Les Juifs défient toute definition conventionnelle de ce que l’on appelle’ peuple’ ou ‘nation’. Il
manque une race, une culture, ou une histoire commune.
Bien que nous partageons notre droit eternel a la Terre d’Israël, a part quelques siècles des
derniers 4000 ans la majorité des Juifs n’a pas vécu ou même mis le pied dans la terre Juive d’
Israël.
A travers les 3320 ans de notre histoire, ce qui nous a définit comme Juif est la relation et l’
engagement.
Nous sommes Juifs parce que D- nous a choisit d’être Son ‘ précieux trésor a travers les
nations…. Un royaume de prêtre et un peuple Saint.’ Nous sommes Juifs parce que D- nous a
choisit pour jouer le premier rôle dans l’implémentation de Son projet de création : d’orienter nos
vies en accord avec Sa volonté, et de développer une société et une communauté universelle
qui reflète Sa bonté et perfection.
L’essence de cette relation, la chartre de cet engagement, est la torah.
La torah est le concept que D- a de la réalité comme il a voulu la communiquer a l’homme, le
plan architectural qui décrit le monde parfait imaginé par son Créateur et qui détaille la manière
comment l’Inventeur de la Vie souhaiterait être vécue.
Cela semblerait décrire notre Judaïsme  comme une religion : Nous sommes Juifs car on adhère
aux croyances et pratiques ordonnés par la Torah. Mais la Torah elle-même dit que ce n’est pas
exact.

La torah elle-même proclame : (lévitique 16 :16)’ D- réside parmi eux au milieu de leurs
impuretés.’ La relation avec Son peuple demeure intacte, indifférente a leurs attitudes. Dans les
mots du Talmud (sanhédrin 44a) ; un Juif , bien qu’il a fauté, est un Juif. »
Suivant la loi de la Torah, l’identité Juive d’une personne n’est pas par rapport a sa façon de
vivre ou a sa perception : quelqu’un peut être complètement ignorant de sa Judaïté et reste
quand même un Juif, ou quelqu’un peut se considérer lui-même Juif et faire tous les
commandements de la Torah et reste quand même un Non Juif !
Dans d’autres mots, c’est la relation entre le Juif et son Créateur qui définit sa Judaïté, pas la
reconnaissance de cette relation ni son actualisation dans sa vie quotidienne. Ce n’est pas la
pratique des mitsvot de la Torah qui le fait Juif mais l’engagement que les mitzvot represente.

L’essence de la Transgression.

Cela est la signification profonde de l’axiome :’ un Juif, bien qu’il a transgressé, est un Juif.’
Le sens simple de ces mots est que le Juif reste un  Juif malgré ces transgressions. Mais dans
un niveau plus profond, c’est parce qu’il a transgressé qu’il est Juif. Un non Juif qui a mangé du
chametz a Pesah n’a rien fait de mal. De la même façon, s’il mangeait de la matsa au premier
seder, cela n’aurait aucune signification morale ou spirituelle.
Mais pour un Juif, les mitzvot de pesah sont un composant de sa relation avec
D- : en les pratiquant il réalise cette relation et l’étend dans sa vie quotidienne. S’il ne les
respecte pas, D- préserve, il transgresse , il agit contrairement a l’engagement qui définit son
identité. Donc, dans un certain sens, la transgression d’un Juif n’est pas moins une expression-
même si négative- de sa relation avec D- que l’observation des mitsvot.

En effet, le mot hebreu Mitzvah veut dire aussi bien ‘ commandements’ que ‘connections’. La
relation entre le sens des 2 mots, peut être compris sur deux niveaux.
Sur un plan ‘conduite’, nous connectons avec D- a travers l’accomplissement des mitsvot.
Sur un plan plus essentiel, nous sommes inexorablement connectés a Lui en vertu du fait qu’Il
nous a choisi comme l’objet de Ses commandements. Evidemment, ces 2 niveaux sont les 2
cotés  d’une même pièce, étant l’intérieur et l’extérieur d’une même vérité : notre pratique des
mitsvot est la manifestation, dans notre vie quotidienne, de la relation intrinsèque entre D- et
israel.


Le lien a six dimensions.

Le Zohar, l’ouvrage de base de la Kabala, exprime ce concept de la manière suivante :
‘Il ya 3 connections (kishrin) qui sont attachées l’une a l’autre : D- , la Torah, et Israel, chacune
consistant d’un niveau sur un niveau, caché  et révélé. Il y a l’aspect caché de D- et l’aspect
révélé. Torah, aussi, a les 2 niveaux, un caché et un révélé, et il en est ainsi aussi pour Israël,
qui a ses 2 aspects.

Le Zohar continue et décrit la manière dont la torah sert comme le lien connecteur entre D- et
Israël, comment la torah est Une avec son Auteur divin, et comment le peuple Juif connecte avec
la Torah a travers leur étude et pratique des mitsvot.

Mais quel est l’élément caché  et révélé de D_ torah et Israël ? Et quel est leur bénéfice dans
notre relation a D- a travers la torah ?

The Zohar insinue que ces 3 connections sont inter liées sur 2 niveaux, le caché et le révélé.
Car chacun de ces 3 liens possède une dimension  implicite et explicite.

Il ya ce qu’on appelle l’aspect révélé de D-, ces expressions de Sa réalité avec lesquelles Il
choisit de se manifester dans la création et il y a l’aspect caché, l’essence inconnue.
Le Juif, aussi, a son moi révélé et manifeste, - la manière avec laquelle il s’exprime a travers son
attitude, et son aspect caché, essentiel.
Et la Torah, comme on l’a dit, a aussi une implicite et explicite signification a propos du lien
connecteur entre D- et Israel.

Dans le niveau caché, l’âme du Juif est liée a l’essence même de D- a travers la sous jacente
relation et engagement que la Torah représente. Même si, la vie du Juif, au niveau conscient,
est inappropriée a la volonté révélée du tout puissant, il ou elle n’est pas moins Juif, D- préserve
: N’importe, la relation intrinsèque qui définit sa judaïté est indemne.
Pour pouvoir avoir un équilibre chez le Juif il est très important d’établir une harmonie entre l’
implicite et l’explicite

Les trois connections

Le Zohar donne une autre définition sur le mot attachement par le mot KISHRIN les trois
attachements .
Comme nous l’avons vu plus haut, la torah est l’intermédiaire pour attacher D-ieu et les Juifs
donc ou sont les trois nœuds ?
Nous voyons seulement deux nœuds : D-ieu et la Torah et la torah aux juifs.
Cela nous amène à une deuxième définition de l’aspect intérieur et extérieur des choses.
Le midrash Tana devey elyahou rabba dit que la torah et les juifs ont précédé le monde.
Si nous disons que la torah et les juifs ont été créé pour accomplir le plan divin alors nous allons
dire que la torah et les Juifs ont précédé le monde mais qui des deux D-ieu a cree en premier
les Juifs ou la torah ?
Est-ce que  nous disons que D-ieu a créé les juifs  pour  que la torah soit accomplie ou bien
nous disons que D-ieu a crée la torah, un outil pour que les Juifs puissent s’en servir pour
atteindre D-ieu et faire leur mission ?
Si nous disons que la torah a été créée  pour que les juifs puissent accomplir leurs missions,
alors nous dirons que c’est les Juifs qui ont été créés en premier et donc nous disons que les
Juifs sont le lien entre la torah et D-ieu
Nous pouvons dire qu’il y a trois liens celui de la torah et D-ieu , la Torah et les Juifs ,qui ont
comme lien la Torah qui s’exprime par l’accomplissement des mitzvots
Il Y a une plus profonde connection qui est la connection directe entre  les Juifs et  D-ieu qui a
précédé le concept de la torah , c’est la connection par laquelle D-ieu connecte avec la torah ,
le moyen que D-ieu peut exprimer sa force infinie, c’est le moyen par lequel D-ieu peut exprimer
sa volonté , c’est le moyen par lequel D-ieu peut projeter son intellect
Dans ce cas ce n’est pas les juifs qui ont besoin de la torah pour se connecter a D-ieu mais c’
est la torah qui a besoin du juif pour  exprimer  les désirs de D-ieu.
Néanmoins la torah est indispensable pour la relation entre D-ieu et les Juifs ; dans son essence
le juif est attaché directement a D-ieu mais quand l’âme d’un Juif subit une descente dans ce
monde en s’habillant dans un corps et devient une existence propre alors le juif a besoin de la
torah pour avoir un lien avec sa propre essence, D-ieu, et la torah devient un  pont pour
atteindre son créateur dans la vie matérielle ou il se trouve.