L’homme a-t-il l’obligation de se marier ?  
(d’après Rav Yosef Ginsburgh






Le but du mariage est d’établir une nouvelle génération. Ceci constitue une
obligation de la Torah (Mitsva) ainsi que D.ieu a enjoint Adam et ‘Hava (Eve) :
«Fructifiez et multipliez-vous, emplissez la terre et faites-en la conquête».

Cet ordre fut répétée deux fois, à Noa’h (Noé) et ses enfants. Rachi explique que
la première fois, c’est une bénédiction et la seconde, c’est un ordre.

Nos Sages affirment que puisque cet ordre n’a pas été répété sur le mont Sinaï,
cela signifie qu’il ne s’applique, en tant que commandement, qu’aux Juifs. D’
ailleurs, il ne figure pas au nombre des sept lois Noa’hides, les lois universelles
des enfants de Noé (ne pas tuer, ne pas voler etc…).

De plus, nos Sages expliquent que la Mitsva s’applique aux hommes et non aux
femmes. Il est cependant évident que la femme prend une part active dans l’
accomplissement de cette Mitsva.

Dès l’âge de dix-huit ans, l’homme est considéré comme apte à se marier.
Auparavant, il doit se consacrer à l’étude de la Torah.

Nos Sages préconisent de procéder au mariage dès que possible : «Celui qui ne
se consacre pas à la Mitsva de mettre au monde des enfants est considéré
comme s’il versait du sang», car il empêche la venue d’âmes et il amoindrit ainsi le
nombre de «représentations de D.ieu» («Tsélem Elokim») dans ce monde.

Celui qui a déjà un fils et une fille capables de se marier et d’avoir des enfants a
accompli la Mitsva, même s’il sont morts de son vivant (que D.ieu nous en
préserve) mais qu’ils ont eu eux-mêmes des enfants : un enfant issu du fils et un
autre de la fille.

Rambam (Maïmonide) écrit : «Même si l’homme a accompli la Mitsva, il ne doit pas
se considérer comme quitte mais continuera à l’accomplir car quiconque ajoute
une âme est considéré comme s’il construisait un monde».

Celui ou celle qui, pour une raison ou pour une autre, ne peut avoir d’enfants
aidera les autres autour de lui à élever les enfants en se consacrant, par exemple,
à l’éducation juive et en contribuant financièrement aux frais de cette éducation.